Poulenc

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Claire Désert, Emanuel Strosser, Les solistes de l'orchestre de Paris - Intégrale de la musique de chambre avec vents

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Chez cet amoureux de la couleur qu’était Francis Poulenc, auteur en 1956 d’un cycle de mélodies Le travail du peintre sur des poèmes de Paul Eluard, la prédilection pour les instruments à vent était naturelle. Dans sa musique de chambre, deux oeuvres seulement font appel aux cordes et neuf aux instruments à vent. En 1947, lorsqu’il entendit en première lecture, un quatuor à cordes qu’il venait de composer, Francis Poulenc eut cette réflexion : « Iciil faudrait un cor, là une clarinette » et jeta dans un égout de la Place Péreire son manuscrit. (Extrait des Entretiens avec Claude Rostand).

Aux deux pôles de sa vie créatrice, on trouve :

- Dans les années 1918 et 1922, trois sonates pour vents : Sonate pour Clarinette et Basson, Sonate pour deux clarinettes et Sonate pour trompette, cor et trombone.

- Dans les années 1957 et 1962, trois Sonates pour piano et flûte, piano et hautbois, piano et clarinette et Elégie pour cor et piano.

De ses premières sonates, Francis Poulenc a dit lui-même que « bien qu’écrites pour les vents, elles gardent une certaine verdeur qui n’est pas sans rapport avec les premières toiles de Dufy » Darius Milhaud les a commentées en ces termes « Francis Poulenc est la musique même, je ne connais pas de musique plus directe, plus simplement exprimée et qui va droit au but avec tant de sûreté. Il a repris dans sa musique de chambre, la forme des sonates courtes, telle que la concevait Scarlatti, où les éléments sont réduits au minimum.

Sa Sonate pour clarinette et basson est une merveille de précision, de gaieté, de charme et de grâce, et sa Sonate pour cor, trompette et trombone est un véritable chef d’oeuvre : c’est une oeuvre de forme classique, équilibrée avec une justesse merveilleuse, et dont la nouveauté réside dans l’aisance avec laquelle il se joue de ses éléments sonores et simples. » Extrait de Etudes, 1927.

Que ses brèves sonates aient conduit Darius Milhaud à dresser un portrait aussi complet de Francis Poulenc, dit l’importance que l’on doit reconnaître à ses premiers essais qui étaient autant de réussites.

Composé en 1926 et dédié à Manuel de Falla, le Trio pour piano, hautbois et basson est une oeuvre dont la spontanéité et la clarté résultent d’une réflexion approfondie.

Dans les Entretiens avec Claude Rostand, Francis Poulenc dévoile ses secrets :

« le premier mouvement suit le plan d’un allegro de Haydn, et le rondo final, la coupe du scherzo du Deuxième Concerto pour piano et orchestre de Saint-Saëns. Ravel m’a toujours conseillé ce genre de méthode qu’il a suivi lui-même, souvent ».

Le Sextuor pour piano, flûte, clarinette, basson et cor a été composé en 1932 et repris en 1939. Sa version définitive a été jouée en première audition le 9 décembre 1940, par Francis Poulenc et le quintet à vent de Paris. C’est une oeuvre plus ambitieuse que le Trio pour piano, hautbois et basson, mais elle possède la même séduction due à la fraîcheur de l’invention mélodique.

Ecrite en 1957 à la mémoire de corniste anglais Dennis Brain, mort le 1er septembre de cette même année, l’Elégie pour cor et piano a été créée le 17 février 1958, à Londres par Neil Sanders et Francis Poulenc. Les contrastes entre la vivacité et la tristesse ont quelque chose d’extrêmement personnel et comme un sentiment de révolte envers la cruauté du destin.

La Sonate pour flûte et piano composée entre décembre 1956 et mars 1957 a été créée le 17 juin suivant au Festival de Strasbourg. Le compositeur était au piano pour accompagner Jean-Pierre Rampal. Saluée comme un chef-d’oeuvre par une critique unanime, cette sonate est merveilleusement équilibrée. A la discrète mélancolie du premier mouvement succède une cantilène d’une idéale sérénité et le finale conclut dans l’allégresse. Henri Hell, biographe de Francis Poulenc, a souligné que la cantilène semblait « écrite pour la petite soeur Constance des Dialogues des Carmélites ».

Dédiée à la mémoire de Serge Prokofiev, la Sonate pour Hautbois et piano, écrite au cours de l’été 1962, a été créée le 8 juin 1963 au Festival de Strasbourg par Pierre Pierlot et Jacques Février. La mort de Francis Poulenc étant survenue le 30 janvier 1963, la Déploration par laquelle débute la sonate s’appliquait au compositeur en même temps qu’à Serge Prokofiev.

Datée elle aussi, de l’été 1962, la Sonate pour clarinette et piano est un hommage à Arthur Honegger. Elle a été jouée en première audition à New-York, au Carnegie Hall par Bennie Goodman et Leonard Bernstein lors d’un concert à la mémoire de Francis Poulenc.

A l’allegro Tristamente succèdent une Romanza et un final Allegro con fuoco.Ainsi comme toujours, la vie triomphe dans la musique de Francis Poulenc dont la qualité première est d’être humaine, une musique qui n’appartient à aucune école, n’obéit à aucun système mais où chacun de nous peut se reconnaître.

Jean Roy, août 2009

Le Joueur de flûte berce les ruines (1942)

Elle date de 1942, au coeur des années sombres de la France Occupée, et porterait le numéro d’opus 114. Le manuscrit se trouve aux Etats-Unis, à l’université Yale, à Newhaven. Depuis que son manuscrit a été retrouvé en 1997, elle a été éditée une fois, en 2000, par les éditions Chester (n° 61753). Modale et brève, elle est qualifiée de simple, mélancolique et belle. Elle dure entre 45 secondes et plus d’une minute selon les versions. Henri Sauguet a écrit pour les Gouïn, de Royaumont, – dont Poulenc fréquentait aussi le salon – «80 notes pour flûte», que l’on peut rapprocher de la pièce de Poulenc par sa destination pour flûte seule et par sa brièveté.

Pascal Gresset, 2010

CD1 : Les oeuvres de jeunesse

1 - Un joueur de flûte berce les ruines pour flûte solo 1’33

(première mondiale – world premiere)

Sonate pour clarinette et basson (1922) op.32

2 – allegro 1:46

3 – romance 3:03

4 – finale 2:50

Sonate pour deux clarinettes (1918) op.7 (**)

5 - Presto 1:52

6 - Andante 2:56

7 - Vif 1:53

Trio pour piano, hautbois et basson (1926) op.43

8 - introduction – presto 5:43

9 - andante 3:51

10 - rondo 3:09

Sonate pour cor, trompette et trombone (1922) op.33 (*)

11 - allegro moderato 3:54

12 - andante 3:00

13 - rondeau 1:41

Sextuor pour piano, flûte, hautbois, clarinette, basson et cor (1932)

op.64

14 - allegro vivace 7:51

15 - divertissement 4:22

16 - finale 5:32

 

CD 2 : Les dernières œuvres

Sonate pour clarinette et piano (1962) op.184

1 – allegro tristamente 5:20

2 – romanza 5:14

3 – allegro con fuoco 3:15

Sonate pour flûte et piano (1957) op.164

4 – allegro malinconico 4:33

5 – cantilena 4:00

6 – presto giocoso 3:30

Sonate pour hautbois et piano (1962) op.185

7 – élégie 5:16

8 – Scherzo 4 :15

9 – déploration 4:34

10 - Elégie pour cor et piano (1957) 9:35

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