Ravel, Satie, Debussy

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Duo Carrière - Dans le jardin de Ravel



INDE016

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ERIK SATIE (1866-1925)
La Belle Excentrique (piano 4 mains – 4 hands)
1 - Grande Ritournelle 1’55
2 - Marche Franco-Lunaire 1’46
3 - Valse du « Mystérieux baiser dans l’œil » 2’27
4 - Cancan Grand-Mondain 2’02

CLAUDE DEBUSSY (1862-1918) 
5 - Prélude à l’Après-Midi d’un Faune (2 pianos) 9’14

MAURICE RAVEL (1875-1937) 
« Ma mère l’Oye – Mother Goose » / Ballet intégral (piano 4 mains – 4 hands) 
6 - Prélude et Danse du Rouet (transcription Lucien Garban) 6’10
7 - 1er Interlude (transcription Jacques Chailley) inédit 1’29
8 - Pavane de la Belle au bois dormant 1’44
9 - 2ème Interlude (transcription Jacques Chailley) inédit 0’56
10 - Les entretiens de la Belle et de la Bête 4’27
11 - 3ème Interlude (transcription Jacques Chailley) inédit 0’46
12 - Petit Poucet 3’03
13 - 4ème Interlude (transcription Jacques Chailley) inédit 1’43
14 - Laideronnette, Impératrice des Pagodes 3’35
15 - 5ème Interlude (transcription Jacques Chailley) inédit 1’32
16 - Le jardin féérique 3’22

FRANZ LISZT (1811-1886) 
17 - Réminiscences de Don Juan (2 pianos) 18’30

Les trois compositeurs ont été choisis par leur affinité de pensée et de style avec Ravel et appartiennent en quelque sorte à son « jardin musical ». La métaphore du jardin nous renvoie à l’admirable « jardin féérique » qui clôt « Ma mère l’Oye » dans une volée de lumière !  

« Ravel aimait tant son jardin ! […] toutes les plantes étranges qui « japonisaient » son jardin, Ravel les avait choisies rares, comme ses harmonies ».
Hélène Jourdan-Morhange

En composant le programme de cet album, nous avons voulu donner une forme à l’ensemble et souhaité que l’ordre de succession ainsi que le caractère général de chaque morceau suggèrent une sorte de symphonie avec une entrée animée (Satie), une partie centrale « rêvée » (Debussy et Ravel) et un finale brillant (Liszt), écho au « Don Giovanni » de Mozart, compositeur également tant admiré de Ravel. Ce récital à quatre mains et deux pianos a comme pivot la création phonographique au piano à quatre mains du Ballet intégral « Ma mère l’Oye » composé par Maurice Ravel en 1912. En effet, aux cinq pièces pour piano à quatre mains (1910) le compositeur a ajouté un Prélude et Danse du Rouet et cinq Interludes ; l’ensemble, écrit pour orchestre, devenant un Ballet (1912). Prélude et Danse du Rouet ont été transcrits par LUCIEN GARBAN (1877-1959) condisciple de Ravel au Conservatoire (classe de GABRIEL FAURE), ami fidèle et dévoué. Les Interludes ont été transcrits à notre intention par JACQUES CHAILLEY (1910-1999) qui se souvenait d’avoir dirigé le Ballet en présence de Ravel le 10 Février 1931 SALLE d’IENA à Paris. La version intégrale du Ballet pour piano à quatre mains a été créée par notre Duo le 30 Septembre 1994 dans le cadre du Festival Claude Debussy de Saint-Germain-en-Laye. 

« Dans le jardin de Ravel… »
Les trois compositeurs ont été choisis par leur affinité de pensée et de style avec Ravel et appartiennent en quelque sorte à son « jardin musical ». La métaphore du jardin nous renvoie à l’admirable « jardin féérique » qui clôt « Ma mère l’Oye » dans une volée de lumière ! 

Jacqueline et Jean-Pierre Carrière 

MAURICE RAVEL (1875-1937) MA MERE L’OYE 
La partition toute entière traduit ce goût marqué du compositeur pour le monde de l’enfance et du merveilleux ainsi que son amour de la nature, traits que l’on retrouvera plus tard dans « l’enfant et les sortilèges ». Avec le Prélude nous entrons dans une forêt enchantée où se répondent des appels lointains de cors… Par la magie des Interludes, le rêve se poursuit et nous flottons, par instants, dans un halo quasi lunaire où s’esquissent des motifs des cinq contes. Qui pourrait résister à la pure poésie, à cette tendresse voilée du musicien si pudique qui, par sa science et son extrême raffinement d’écriture, parvient à une miraculeuse simplicité ?

ERIK SATIE (1866-1925) LA BELLE EXCENTRIQUE
Cette « fantaisie sérieuse » pour piano à quatre mains, comme Satie l’indique sur sa partition, fut écrite en 1920-22, à l’intention de la danseuse Elisabeth Toulemont (future épouse de Marcel Jouhandeau), connue sous le pseudonyme de Caryathis. Ces pièces sont de style music-hall. On en apprécie l’humour, la grande vitalité rythmique ou la délicatesse de telle courbe mélodique. Certes, LA BELLE EXCENTRIQUE et MA MERE L’OYE sont œuvres fort éloignées par le genre et le style ; alors, pourquoi Satie dans ce programme ? N’oublions pas que, dès ses années de Conservatoire, le jeune Maurice Ravel se délectait en jouant à ses camarades les GYMNOPEDIES. Par ailleurs, lors de sa conférence du 7 Avril 1928 à Houston, il s’exprimait ainsi : « De nos jours, une influence significative […] est celle d’Erik Satie : elle a eu un effet appréciable sur Debussy, sur moi-même et sur la plupart des compositeurs français contemporains. »

CLAUDE DEBUSSY (1862-1918) PRELUDE A L’APRES-MIDI D’UN FAUNE 
d’après une églogue de Stéphane Mallarmé.
La partition orchestrale et la version pour deux pianos (écrite par le compositeur) datent de la même époque (1892-1894).

« Sylvain d’haleine première 
Si ta flûte a réussi
OuÏs toute la lumière
Qu’y soufflera Debussy. »

Telle fut la dédicace du poète sur un exemplaire de son « Faune » - illustré par Manet - offert au compositeur. Dès sa création à la « Société Nationale » en 1894, le succès fut tel que le chef d’orchestre, Gustave Doret, dut bisser l’œuvre. Dans son ouvrage, « Maurice Ravel », Marcel Marnat rapporte : « Ravel confiait volontiers que c’est le « Prélude à l’après-midi d’un Faune » de Debussy qui l’avait converti à la musique. A la fin de sa vie, il y entendait encore « la musique la plus parfaite qui ait jamais été composée. » Que dire de l’admirable partition ? Elle est et reste envoûtante, même privée des sortilèges des timbres de l’orchestre. Dès la première note du piano, une mélodie, en apesanteur et comme improvisée, nous introduit dans un monde onirique où lyrisme, passion, extase se succèdent ou se mêlent. Nous sommes dans un temps suspendu, envahi de bonheur…

FRANZ LISZT (1811-1886) REMINISCENCES DE DON JUAN
« Par-dessus tout c’est à François Liszt que Ravel se rattache ». […] Ravel avait découvert dans les Douze Etudes transcendantes et dans les Trois Etudes de concert un trésor de nouveautés techniques, harmoniques et sonores […] Maurice Ravel se reconnaît lui-même sinon toujours dans le génie du romantisme, du moins dans l’esprit d’audace et de liberté que Liszt le rhapsode, le modernissime, incarna pour la musique française. »
Vladimir Jankélévitch

Liszt s’est d’abord imposé au public et au monde musical par son talent de pianiste virtuose. Cela explique en partie qu’il introduise dans ses programmes de récital ces nombreuses et très brillantes paraphrases et fantaisies d’opéras célèbres. Certaines d’entre elles sont remarquables ; et, au premier chef, les « Réminiscences de Don Juan » qu’il composa en 1841 et qu’il interpréta pour la première fois le 29 Novembre de la même année à WEIMAR au Théâtre de la Cour. Liszt jouait également volontiers à deux pianos, formation très en vogue à l’époque romantique. C’est ainsi que l’on retrouve les « Réminiscences » dans une nouvelle version - à deux pianos, cette fois - publiée en 1877. Du « dramma giocoso » de Mozart, Liszt retient trois « moments » très contrastés : l’évocation impressionnante de la statue du Commandeur, la scène de séduction entre Don Juan et Zerline («Là ci darem la mano… ») et l’aria de Don Juan dit « Air du champagne ». Ce matériau thématique incomparable est amplement développé et sa beauté se révèle à nous dans une présentation nouvelle qui en exploite de façon magistrale toutes les possibilités expressives et sonores des « deux pianos orchestre » : vision d’un compositeur génial doublé d’un virtuose exceptionnel ! 



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