Franck, Saint-Saëns, Pierné, Massenet

Franck, Saint-Saëns, Pierné, Massenet

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Solène Païdassi, Laurent Wagschal - L'art du violon

INDE051

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Solenne Païdassi s’est révélée au monde musical en obtenant en 2010 le Premier Grand Prix du Concours Jacques Thibaud, distinction qu’aucun violoniste français n’avait obtenue depuis 1955. Lui-même détenteur de plusieurs prix internationaux et régulièrement invité dans de nombreux festivals à travers le monde, Laurent Wagschal est reconnu comme un des pianistes les plus brillants de sa génération.

Camille SAINT-SAËNS (1835-1921)

Sonate n°1 en ré mineur op.75

1. Allegro agitato 6:46

2. Adagio 5:40

3. Allegretto moderato 3:34

4. Allegro molto 6:15

Gabriel PIERNÉ (1863-1937)

Sonate en ré mineur op.36

5. Allegretto 9:21

6. Allegretto tranquillo 5:24

7. Andante non troppo, Allegro un poco agitato 7:24

César FRANCK (1822-1890)

Sonate en la majeur

8. Allegretto ben moderato 5:48

9. Allegro 8:00

10. Recitativo Fantasia 7:05

11. Allegretto poco mosso 6:05

Jules MASSENET (1842-1912)

12. Méditation de Thaïs 4:47

Durée Totale  76’39 

Enregistré au Temple Saint-Marcel à Paris en novembre 2012 

Commentaires

  • Programme album
  • Textes complets du livret
  • extraits de presse
  • Camille SAINT-SAËNS (1835-1921) : Sonata n°1 in D minor op.75  

    1. Allegro agitato 6:46

    2. Adagio  5:40     

    3. Allegretto moderato 3:34

    4. Allegro molto  6:15

    Gabriel PIERNE (1863-1937) : Sonata in D minor op.36  

    5. Allegretto    9:21

    6. Allegretto tranquillo      5:24

    7. Andante non troppo, Allegro un poco agitato    7:24

     César FRANCK (1822-1890) : Sonata in A major    

    8. Allegretto ben moderato  5:48

    9. Allegro     8:00

    10. Recitativo Fantasia   7:05

    11. Allegretto poco mosso   6:05

     Jules MASSENET (1842-1912) :

    12. Thaïs\\\\\\\' Meditation           4:47

    TT : 76:39

    Déjà lauréate de plusieurs grands concours internationaux, Solenne Païdassi s’est définitivement imposée à l’attention du monde musical en obtenant en 2010 le Premier Grand Prix du Concours Jacques Thibaud, une éminente distinction qu’aucun violoniste français n’avait obtenue depuis 1955, année où ce même prix avait été décerné à Devy Erlih. Cette victoire est venue couronner un cursus de formation particulièrement riche qui, depuis sa tendre enfance à Nice, l’aura conduite successivement à Genève (Conservatoire), à Londres (Royal Academy), à Philadelphie (Curtis Institute) et enfin à Hanovre (Hochschule für Musik). Encore à l’aube d’une carrière qui s’annonce brillante, la jeune violoniste a conforté sa réputation à travers le monde en donnant de nombreux concerts, dans les salles les plus prestigieuses et dans divers grands festivals.

    Lui-même détenteur de plusieurs prix internationaux et régulièrement invité dans de nombreuses salles ou festivals à travers le monde, Laurent Wagschal est reconnu depuis quelques années comme un des pianistes les plus originaux et plus brillants de sa génération. Au disque comme au concert, il s’est tout spécialement signalé par son engagement et son talent au service de la musique française. Sa discographie, chaleureusement saluée par la presse spécialisée, est riche d’une vingtaine d’enregistrements consacrés à des compositeurs aussi divers que Fauré, Pierné, Schmitt, Emmanuel, Chausson, Debussy, Saint-Saëns, Mendelssohn et Szymanowski. Début février, avec trois concerts à son programme, il sera un des invités de marque des prochaines Folles Journées consacrées à la musique française de 1850 à aujourd’hui.

    Dédiée à Jacques Thibaud, celle de Pierné est la plus tardive des trois, et de loin la moins connue. Condisciple de Debussy, le compositeur n’était certes pas encore au sommet de son art, qu’il atteindra à partir des années 1916-17 avec son immense Quintette pour piano et cordes, et cette sonate reste attachée aux principes cycliques hérités de son maître César Franck. Elle n’en est pas moins animée d’une belle passion intérieure et empreinte d’un lyrisme subtil. On est frappé par l’écriture contrastée, presque fauréenne, de l’Allegretto initial où le piano tisse un écrin sonore mettant bien en valeur la légèreté et la puissance contenue du violon. L’Allegretto tranquillo central joue sur le registre du charme, nous rappelant à propos que Pierné avait aussi été l’élève de Massenet. Le finale s’ouvre, de façon très franckiste, par une introduction lente reprenant un thème chantant et délicat entendu dans la section médiane du premier mouvement, avant de s’engager dans un mouvement beaucoup plus animé et complexe.

     

    « Tous les violonistes vont se l’arracher… », disait Saint-Saëns à son éditeur en lui présentant sa première sonate op.75, et de fait cette sonate est, de toutes les œuvres de chambre de son auteur, une des rares à s’être vraiment imposées au concert. Elle le doit certes à la faveur que lui ont portée des violonistes prestigieux comme Heifetz, Zukerman ou Shaham. Peut-être le doit-elle aussi un peu à Marcel Proust, puisque la fameuse « petite phrase » de Vinteuil évoquée dans A la recherche du temps perdu serait le deuxième thème (dolce espressivo) de son premier mouvement. Mais cette œuvre d’esprit concertant, brillante, sensuelle et tourmentée, doit évidemment son succès à ses qualités propres. Saint-Saêns semble s’être ingénié à y exploiter comme personne toutes les possibilités du violon : le lyrisme intimiste, le charme mélodique, l’ampleur sonore et la virtuosité empanachée, allant jusqu’au vertige dans l’ébouriffant moto perpetuo final. Et s’il a si bien réussi, c’est qu’il manifeste dans cette œuvre une liberté et une spontanéité qui lui ont parfois fait défaut ailleurs.

     

    Œuvre phare du répertoire, la sonate de Franck est elle aussi supposée avoir nourri l’imaginaire de Proust pour son énigmatique « sonate de Vinteuil ». Franck l’écrivit en 1886 à l’intention d’Ysaÿe et la lui offrit comme cadeau de mariage, après quoi le grand violoniste, enthousiaste, allait l’imposer dans le monde entier. La suite n’a fait que confirmer le statut exceptionnel d’une partition qui représente le couronnement des efforts du musicien au plan de la pensée et du renouvellement de l’écriture. Fidèle au principe cyclique qui lui était cher, l’œuvre offre un contraste puissant entre ses mouvements impairs de forme apparemment libre mais obéissant à la plus implacable logique, et ses mouvements pairs rigoureusement charpentés mais empreints de la plus grande aisance formelle. Le prodige est que, par la progression qui sous-tend toute cette architecture, et par les vertus d’une harmonie qui brille de tous ses feux, Franck donne à ce point l’impression de se livrer en toute liberté à l’expression d’un généreux lyrisme. Mystérieuse, élégiaque, inquiète, passionnée, tumultueuse, poétique, tendre, rêveuse, sereine : cette sonate est tout cela tour à tour, et c’est sans doute aussi cette richesse de sentiments qui n’a cessé de lui ouvrir le cœur du plus grand nombre.

     

    © Michel Rusquet

    Déjà lauréate de plusieurs grands concours internationaux, Solenne Païdassi s’est définitivement imposée à l’attention du monde musical en obtenant en 2010 le Premier Grand Prix du Concours Jacques Thibaud, une éminente distinction qu’aucun violoniste français n’avait obtenue depuis 1955, année où ce même prix avait été décerné à Devy Erlih. Cette victoire est venue couronner un cursus de formation particulièrement riche qui, depuis sa tendre enfance à Nice, l’aura conduite successivement à Genève (Conservatoire), à Londres (Royal Academy), à Philadelphie (Curtis Institute) et enfin à Hanovre (Hochschule für Musik). Encore à l’aube d’une carrière qui s’annonce brillante, la jeune violoniste a conforté sa réputation à travers le monde en donnant de nombreux concerts, dans les salles les plus prestigieuses et dans divers grands festivals.

     

    Lui-même détenteur de plusieurs prix internationaux et régulièrement invité dans de nombreuses salles ou festivals à travers le monde, Laurent Wagschal est reconnu depuis quelques années comme un des pianistes les plus originaux et plus brillants de sa génération. Au disque comme au concert, il s’est tout spécialement signalé par son engagement et son talent au service de la musique française. Sa discographie, chaleureusement saluée par la presse spécialisée, est riche d’une vingtaine d’enregistrements consacrés à des compositeurs aussi divers que Fauré, Pierné, Schmitt, Emmanuel, Chausson, Debussy, Saint-Saëns, Mendelssohn et Szymanowski. Début février, avec trois concerts à son programme, il sera un des invités de marque des prochaines Folles Journées consacrées à la musique française de 1850 à aujourd’hui.

     

     

    Dédiée à Jacques Thibaud, celle de Pierné est la plus tardive des trois, et de loin la moins connue. Condisciple de Debussy, le compositeur n’était certes pas encore au sommet de son art, qu’il atteindra à partir des années 1916-17 avec son immense Quintette pour piano et cordes, et cette sonate reste attachée aux principes cycliques hérités de son maître César Franck. Elle n’en est pas moins animée d’une belle passion intérieure et empreinte d’un lyrisme subtil. On est frappé par l’écriture contrastée, presque fauréenne, de l’Allegretto initial où le piano tisse un écrin sonore mettant bien en valeur la légèreté et la puissance contenue du violon. L’Allegretto tranquillo central joue sur le registre du charme, nous rappelant à propos que Pierné avait aussi été l’élève de Massenet. Le finale s’ouvre, de façon très franckiste, par une introduction lente reprenant un thème chantant et délicat entendu dans la section médiane du premier mouvement, avant de s’engager dans un mouvement beaucoup plus animé et complexe.

     

    « Tous les violonistes vont se l’arracher… », disait Saint-Saëns à son éditeur en lui présentant sa première sonate op.75, et de fait cette sonate est, de toutes les œuvres de chambre de son auteur, une des rares à s’être vraiment imposées au concert. Elle le doit certes à la faveur que lui ont portée des violonistes prestigieux comme Heifetz, Zukerman ou Shaham. Peut-être le doit-elle aussi un peu à Marcel Proust, puisque la fameuse « petite phrase » de Vinteuil évoquée dans A la recherche du temps perdu serait le deuxième thème (dolce espressivo) de son premier mouvement. Mais cette œuvre d’esprit concertant, brillante, sensuelle et tourmentée, doit évidemment son succès à ses qualités propres. Saint-Saêns semble s’être ingénié à y exploiter comme personne toutes les possibilités du violon : le lyrisme intimiste, le charme mélodique, l’ampleur sonore et la virtuosité empanachée, allant jusqu’au vertige dans l’ébouriffant moto perpetuo final. Et s’il a si bien réussi, c’est qu’il manifeste dans cette œuvre une liberté et une spontanéité qui lui ont parfois fait défaut ailleurs.

     

    Œuvre phare du répertoire, la sonate de Franck est elle aussi supposée avoir nourri l’imaginaire de Proust pour son énigmatique « sonate de Vinteuil ». Franck l’écrivit en 1886 à l’intention d’Ysaÿe et la lui offrit comme cadeau de mariage, après quoi le grand violoniste, enthousiaste, allait l’imposer dans le monde entier. La suite n’a fait que confirmer le statut exceptionnel d’une partition qui représente le couronnement des efforts du musicien au plan de la pensée et du renouvellement de l’écriture. Fidèle au principe cyclique qui lui était cher, l’œuvre offre un contraste puissant entre ses mouvements impairs de forme apparemment libre mais obéissant à la plus implacable logique, et ses mouvements pairs rigoureusement charpentés mais empreints de la plus grande aisance formelle. Le prodige est que, par la progression qui sous-tend toute cette architecture, et par les vertus d’une harmonie qui brille de tous ses feux, Franck donne à ce point l’impression de se livrer en toute liberté à l’expression d’un généreux lyrisme. Mystérieuse, élégiaque, inquiète, passionnée, tumultueuse, poétique, tendre, rêveuse, sereine : cette sonate est tout cela tour à tour, et c’est sans doute aussi cette richesse de sentiments qui n’a cessé de lui ouvrir le cœur du plus grand nombre.

     

    © Michel Rusquet

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